Qu'entend-on par traitement de fond ?
Depuis plus de 10 ans, les patients atteints de SEP ont accès à des traitements de fond. Ces traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs sont proposés en fonction du type de SEP et/ou de la réponse au dernier traitement effectué. Plus le traitement est pris précocement, plus l’impact sur l’évolution de la maladie sera positif.
Une fois le diagnostic posé, généralement lors de la consultation suivante, le Neurologue va vous informer sur les différents traitements existants dans le cadre de la SEP.Suivant le type de SEP dont vous êtes atteint, le Neurologue vous proposera le traitement le plus adapté à votre état pathologique. Certains médecins vous donneront le choix du traitement.
En 2009, il est fréquemment proposé un traitement de fond qui permet de diminuer le nombre de poussées et de ralentir la progression de la maladie. A chaque instant, n’hésitez pas à poser des questions pour vous faire expliquer des points précis ; le neurologue est votre interlocuteur privilégié et est la personne connaissant le mieux cette pathologie.
- S’informer toujours mieux
- A quel moment dois-je commencer ?
- Les arguments en faveur d’un traitement précoce
- L’action des médicaments modifiant la maladie
- Focus sur les effets indésirables
S’informer toujours mieux
La première étape du traitement de la SEP consiste à en apprendre le plus possible sur la maladie. C’est une bonne façon d’aborder le côté sournois de cette maladie. Vous êtes alors capable de repérer la venue de certains symptômes liés à celle-ci. Plus vous serez informés, mieux vous gèrerez votre maladie au quotidien.
Les médecins recommandent un traitement précoce, essentiel pour une action efficace qui permet de continuer à mener une vie active et bien remplie.
Sur «www.sep-info.fr», nous avons pour but de vous fournir des informations complètes, détaillées et actualisées afin que vous puissiez comprendre votre maladie et son environnement.
On dispose actuellement de traitements médicamenteux efficaces. Les médicaments utilisés pour le traitement de la SEP peuvent être divisés en trois catégories détaillées ci-dessous.
A quel moment dois-je commencer ?
Parmi les personnes atteintes de SEP, nombreuses sont celles qui se demandent pourquoi elles doivent commencer le traitement de fond immédiatement, surtout si leurs symptômes sont actuellement sous contrôle et qu'elles se sentent bien.
Cela est tout à fait compréhensible
- dans ces conditions, il n'est guère étonnant que de nombreuses personnes atteintes de SEP hésitent à suivre un traitement
- après tout, un traitement est un engagement à long terme qui doit être entretenu et soutenu par des professionnels de santé.
Les arguments en faveur d’un traitement précoce
Il y a cependant de bons arguments en faveur de la nécessité d'un traitement précoce: en effet, des experts médicaux savent désormais que les lésions des nerfs et du cerveau apparaissent à un stade très précoce du processus pathologique. L’instauration précoce d'un traitement par des médicaments modifiant la maladie retardera la progression de celle-ci. On évoque souvent l’aspect sournois de cette maladie : une partie de l’évolution se fait sans que les signes soient perceptibles par le patient.
L’action des médicaments modifiant la maladie
Les médicaments qui modifient le cours de la maladie agissent sur les processus immunitaires perturbés. Ils constituent probablement l’avancée thérapeutique la plus importante à ce jour dans le domaine de la SEP. La nature de leur composition (protéine) oblige une administration par injection. Une partie de ces traitements appartient à la catégorie des immunomodulateurs comme les interférons béta ou à la catégorie des immunosuppresseurs comme les anticorps monoclonaux.
Ces médicaments sont utilisés dans les traitements de fond, à savoir un traitement que l’on prendra régulièrement et au long cours. Ils agissent en diminuant l'activité des cellules du système immunitaire responsables de l'attaque du système nerveux central par le corps. Ces derniers permettent une diminution de la fréquence et de la sévérité des poussées et une diminution du développement des lésions cérébrales et spinales (stabilisation). Actuellement, ils représentent la plus grande chance de succès. Les résultats d'études cliniques récentes indiquent que le traitement doit débuter le plus tôt possible après le diagnostic. Ces médicaments sont injectés par voie sous-cutanée ou intramusculaire. Le patient ayant été éduqué par un médecin ou un infirmier peut alors s’auto-administrer son traitement.
Focus sur les effets indésirables
Les effets indésirables les plus fréquemment associés à ces traitements sont des réactions au site d’injection, des symptômes pseudo-grippaux (douleurs musculaires, frissons, fièvre, maux de têtes…). Ces effets indésirables sont plus ou moins lourds à supporter pour le patient et doivent faire l’objet d’une prise en charge particulière.
Il est important que le patient soit préparé à ces éventuels effets indésirables et la mise en place d’éducation thérapeutique par des infirmières ou des médecins est essentielle et indispensable. En effet, lors de l’éducation des conseils avisés afin de prévenir ces effets sont indispensables. De plus un meilleur apprentissage du maniement du matériel nécessaire à l’injection permet d’éviter certains désagréments uniquement liés au non-respect des procédures spécifiques.
Certains traitements de fond permettent une adaptation progressive du corps au dosage des médicaments et permettent d’améliorer la tolérance du patient au traitement.
Les effets indésirables sont plus fréquents dans les 3 à 6 mois de début de traitement et s’estompent progressivement. Un patient averti saura être patient et continuera son traitement à long terme pour de meilleurs résultats sur l’évolution de sa maladie.





